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Le masque chirurgical: vers une démocratisation ?

Traditionnellement utilisé en bloc opératoire par les professionnels de la santé, le masque chirurgical fait aujourd’hui partie de notre quotidien à tous, et est presque devenu un véritable accessoire. Dans ce contexte de crise sanitaire, l’obligation du port du masque chirurgical s’étend. Dans quelle mesure le masque chirurgical nous protège-t-il ? Où le porter ? Va-t-il intégrer notre culture ?

Une culture du masque déjà présente en Asie

Depuis la crise sanitaire du Covid-19, le port du masque s’est généralisé dans le monde entier. Dans certains pays d’Asie, le masque fait déjà partie de la culture du pays. En effet, au Japon  le masque chirurgical est apparu suite à la pandémie de la grippe espagnole, en 1919. Véritable traumatisme, ce virus a tué près de 400 000 personnes dans l’archipel japonais. Aujourd’hui, les japonais continuent de porter le masque chirurgical pour éviter de contaminer ou d’être contaminés par des maladies mais pas seulement… Dans la culture japonaise, l’image compte beaucoup. Le masque chirurgical permet aux jeunes femmes, qui sont soumises à une pression des normes sociales, de sortir non maquillées. Le masque dissimule également les petites imperfections de la peau. D’autre part, les japonais portent un masque pour préserver leur anonymat. Le Japon est un pays dans lequel les caméras sont omniprésentes. Enfin, le port du masque leur permet aussi de limiter les interactions sociales. Dans une culture qui pousse au contrôle de ses émotions et à la maîtrise de soi, le masque est un accessoire qui leur permet de cacher leurs émotions. Porté par la majorité, le masque est devenu un accessoire de mode au Japon. En France également, certains créateurs, mais aussi de grandes maisons de luxe se sont lancés dans la fabrication de masques de protection. Mais ne perdons pas de vue son utilité première !

 

Réduire la propagation de la covid-19

Le masque chirurgical est un dispositif médical qui permet de limiter la propagation de germes provenant de la bouche, du nez et des voies respiratoires de la personne portant le masque. Composé d’une couche de tissu non tissé, le masque chirurgical est non stérile mais filtrant. Les gouttelettes respiratoires sont retenues dans un écran filtrant non tissé, ce qui permet de se protéger mais de protéger aussi les personnes autour de nous. La transmission d’agents infectieux peut se transmettre de deux façons : par voie aérienne (transmission aéroportée par de fines particules de moins de 5 microns) et par voie de gouttelettes (transmission par des gouttelettes de salive ou de sécrétions des voies aériennes supérieures). Le masque chirurgical empêche la projection de gouttelettes ou de postillons du porteur du masque mais ne permet pas à celui-ci de se protéger des particules présentes dans l’air. Le masque est destiné à protéger et à se protéger des autres, si la personne en face porte également un masque. L’efficacité du masque chirurgical est de 90% si un sujet malade et un sujet sain portent un masque avec une distance de plus d’1 mètre. En  revanche, ce chiffre baisse à 70%, si seul le sujet malade porte un masque. Le port du masque chirurgical est recommandé par l’OMS et les autres organisations de santé, pour réduire la propagation du virus.

Une extension du port du masque obligatoire

Le port du masque est devenu obligatoire depuis le 20 juillet, dès lors que la distanciation sociale ne peut être respectée. Les endroits concernés sont les lieux publics clos tels que les transports en communs, les magasins ou encore les restaurants. Compte tenu du dernier bilan de l’épidémie, qui ne se veut guère rassurant, le préfet de Police, en concertation avec la maire de Paris, a pris un arrêté rendant obligatoire le port du masque dans certains secteurs à forte affluence. Ainsi, le masque est obligatoire dans les zones à forte affluence telles que les marchés publics, les brocantes et vide-greniers, certaines rues commerçantes, zones piétonnisées, voies et berges… Paris n’est pas la seule ville de France à avoir adopté ce nouveau mode de vie. Montpellier, Nantes, Perpignan, Dijon, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Rennes, Marseille…toutes ces villes de France ont imposé le port du masque dans le centre-ville et dans d’autres secteurs. En tissu, coloré, à paillettes, le masque est désormais présent partout. Il prend place de plus en plus dans notre société et est en passe de devenir un objet de mode.  Hier le Japon, aujourd’hui la France ? Va-t-on vers une démocratisation du masque ? Le masque va-t-il faire partie intégrante de notre culture ?

Pour rappel : porter un masque ne dispense pas des gestes barrières et des mesures de distanciation sociale à adopter. Il est recommandé de se laver très régulièrement les mains avec de l’eau et du savon ou du gel hydro alcoolique, de tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir à usage unique, à jeter après utilisation et enfin, d’éviter les embrassades et les poignées de main.

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